Liberté, Responsabilité, Humanité

Après 14 ans d’accompagnement d’équipe, je commence à réussir à mettre des mots sur ma vision à ce sujet.

Cette vision est loin d’être aboutie. Elle a progressé au contact de mes deux grands amis-associés (l’un après l’autre) Dominique et Régis, elle se forge aussi au rythme de mes lectures et de mes échanges.

En ce moment, trois mots m’habitent pleinement : Liberté, Responsabilité et Humanité.

Liberté de choisir son poste, son titre, son temps de travail, son lieu de travail, sa méthode de travail, son approche.
On est libre de rejoindre l’entreprise, libre de la quitter, avec la volonté pour moi d’encourager les aventures y compris si cela signifie quitter l’entreprise.

Liberté car comment être responsable si l’on n’est pas libre. Comment assumer un rôle sans en avoir le droit. Comment innover si l’on est contraint. Comment satisfaire nos clients, si nous n’en n’avons pas le pouvoir ?

On est libre de se reposer, comme libre de travailler tard, car en fait on est humain, et qu’il est difficile pour nous de tenir un rythme de métronome. Puisque nous ne tenons pas un commerce nous profitons de l’absence de contrainte horaire. Nous travaillons en écoutant nos énergies, nos besoins perso.

Nous sommes néanmoins responsable de ce que nous faisons de cette liberté. Responsable devant nos clients, mais aussi nos collègues. Responsable devant le salaire que nous recevons chaque mois aussi. Responsable des choix que nous avons fait. Libre et responsable de nos choix.

Nous sommes humains. L’humanité n’a rien à voir avec la gentilesse ou la bonhommie (bien que le sourire soit l’une de nos valeurs), l’humanité dans ce triptique c’est accepter qu’on ne peut pas être toujours à 200%. C’est affirmer que l’on peut être l’être pour fournir un coup de colier, mais que nous avons aussi parfois besoin de nous assumer “au tapis”, crévé, éprouvé. C’est aussi s’autoriser à dire “Je crois que j’ai besoin de me ressourcer, je vais marcher un peu”,  “j’ai besoin de calme, je ne prévois aucun déplacement cette semaine”, ou encore “j’ai besoin de ma famille, je ferai plutot un 10h – 17h ce mois-ci”. Si on lutte face à ce coup de mou, on reste dans le combat, on passe le col tant bien que mal, mais après on n’a plus l’énergie de rien. Si on assume le coup de mou, qu’on le reconnait, qu’on en prend soin, alors on se donne l’occasion d’en tirer quelques choses. Au minimum, du repos, tout simplement.
J’ai même la conviction que c’est dans les moments hors de la routine que la créativité bourgeonne. Changer de rythme, changer de lieu, etre à 200%, puis faire une sieste, la diversité des experiences nourrit notre imagination.

Liberté, Responsabilité, Humanité.
v1.1

le carnet de bienvenue

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Quand quelqu’un quitte une entreprise, il arrive souvent qu’on fasse un pot de départ. Qu’on remercie la personne pour tout son travail et puis qu’on signe tous une jolie carte.

Chez iDVROOM, on vient de décider de faire cela…. quand on arrive dans l’entreprise.

Les derniers arrivants ont été accueillis par un pot d’arrivée. On leur a offert un mug à leur nom, ainsi qu’un carnet de notes sur lequel sont écrit nos valeurs.

Mais surtout au milieu du carnet, il y avait un mot de bienvenue de chacun des membres de l’entreprise. Cela nous permet de signifier au nouveau qu’il était vraiment attendu et qu’on se rejouit qu’il se joigne à nous pour cette belle aventure.

J’avoue, je suis super fier de ce retournage de tradition !

J'ai fait des câlins à des inconnus

Tout à l’heure, mon cousin a eu une pressante envie de se poser en ville les bras ouverts, en attendant les calins.

Je l’ai rejoint, avec ma famille. Je révais de faire cela depuis longtemps. Avec l’actualité tourmentée, c’était devenu une urgence.

Ce fut incroyable.

Je me suis posté là, à coté de lui, les bras ouverts, au milieu d’une rue commerçante d’Angers.

On avait choisi de se bander les yeux.
Les yeux bandés pour dire “j’ai confiance, je n’ai pas peur. Qui que vous soyez votre ame m’intéresse, j’ai besoin de votre calin”.

Et puis j’ai découvert les autres atouts de ne rien voir.
Ne rien voir pour ne pas inviter du regard. Ne pas géner. Laisser pleinement libre.
Ne rien voir pour écouter plutot que regarder.
Ne rien voir pour essayer de donner le calin le plus complice possible à la personne qui nous prend dans ses bras. Rapide ? Doux ? Long et enveloppant ?
Ne rien voir pour renforcer encore l’anonymat de l’amour inconditionnel, en cet instant précis.
Ne rien voir pour se montrer pleinement vulnérable.
Ne rien voir pour renforcer la richesse du contact physique.

Mon fils de 5 ans était là, souvent il venait me faire des calins.
Mon fils de 6 ans était là. Il s’est bandé les yeux et a ouvert les bras.

Ce fut une experience inoubliable.

Un plaisir de recevoir des hugs d’inconnus dont nous ne croisions même pas le regard.

Je n’ai vu personne.
J’ai rencontré des jeunes, des vieux, des filles, des gars, des bouclés, des lisses, du cuir, du velour, du chanel, du mennen, des grandes, des petites, des bourgeois, des lascards, des charlies, des passants, des habitués, des nouveaux, des français, des chinois, des adultes, des enfants… Des humains quoi…

Ce fut aussi une experience inoubliable car c’était en famille.
Ma femme a versé une larme.
Mon fils de 5 ans a sauté sur son frère ainé pour lui faire des calins.
Mon fils de 6 ans, les yeux bandés, a expliqué à une dame “ben on fait ça pour dire que l’amour est plus fort que tout et on se bande les yeux pour dire qu’on a confiance et qu’on a besoin d’avoir confiance pour faire des choses avec les autres”.

C’est mon dernier mot Jean-Pierre.

Ah non en fait un dernier : Merci cousin.

Quotidien Durable a 10 ans

Wouhou, ça fait drole…

Je me souviens ça a commencé en 2004. A l’époque on pensait que la télé allait mourir bientôt, on frimait en disant qu’on ne lisait plus du tout la presse et que les blogs seraient le centre du monde. Parmi les “on” y avait vinvin, loic, laurent, nico et plein d’autres.

Au début j’étais sur Typepad.

Et puis j’ai été séduit par le projet de Viabloga une plateforme de blog associative. Je ne suis pas parti depuis.

A l’époque on parlait de toutes les solutions écolos. Y a avait des gars qu’écrivaient des livres, mais on voyait bien qu’ils n’avaient pas trop essayé les conseils qu’ils donnaient.

C’est à ce moment là, que j’ai eu un coup de fil “Je vais passer sur france inteeeeer !”

France-Inter-BlogAPart.mp3

J’étais tellement à fond que je publiais presque un post par jour.
Je faisais même des vidéos… (punaize, le mec il ressort lui même ses dossiers….). C’était pas du Norman hein ?


Hollywood Sphère – Innovation ou progrès ? par quotidiendurable

Mine de rien en 2008 le site a frolé le million de visiteur…

A force d’essayer de trouver les vraies bonnes solutions pour la maison, j’ai fait un peu pareil au bureau et ça m’a donné l’idée de créer un bureau sur la terre avec Dominique.
Le premier article de presse de un bureau sur la terre est sorti sur Terra Economica !
C’est grace à un bureau sur la terre que j’ai rencontré Régis qui était mon client et qui avait fondé ecolutis, ensemble on a créé un toit pour les abeilles.
En parallèle il y a eu aussi l’aventure Ecolo Info.

Bon tout ça pour dire que ce blog a été un peu le lieu de pas mal de tergiversations personnelles et professionnelles.
Aujourd’hui, je ne blogue plus trop…. J’ai du mal à savoir pourquoi… Les enfants en bas age peut être…Chut ! Mais non faites des enfants, c’est génial ! C’est vrai, c’est Olivia Moore qui me l’a dit.

A moins que ce soit le nom qui me bloque maintenant. Ou l’age qui fait qu’on perd un peu de son impertinence et qu’on a peur de ne pas être légitime pour prendre la parole.

Toujours est-il qu’en rédigeant ce post en 10 min alors que je venais de voir que Quotidien Durable a 10 ans, je me suis souvenu de toutes les belles aventures et surtout de toutes les belles rencontres que j’ai pu faire grace à cette fenetre dématerialisée sur le monde. Un plaisir. Une envie de célébrer ! Voire même un début de démangeaison du clavier pour m’y remettre vraiment….

ps: Si par hasard il subsiste des lecteurs de ce blog, n’hésitez pas à commenter !

Congés illimités chez Virgin tout se joue sur la durée…

Le pdg de Virgin annonce qu’il donne des congés illimités à ses salariés !

C’est aux employés de décider seuls des heures, jours, semaines ou mois qu’ils veulent prendre

Génial ! Je rêve de faire cela chez ecolutis depuis longtemps, on en parle souvent avec mon associé sur un toit pour les abeilles aussi.

Il rajoute

le présupposé étant qu’ils ne le feront que s’ils sont assurés à 100% qu’ils sont, eux et leur équipe, à jour de leurs projets et que leur absence ne nuira pas à l’entreprise, et donc à leur carrière

A mon sens c’est surtout dans ce deuxieme paragraphe que tout se joue. L’annonce est fantastique, mais l’execution est la partie sensible.
Pourquoi ?

  • Parce qu’en lachant une règle, on rentre de facto dans le risque d’une relation paternaliste, au mérite, car il reviendra au boss de juger si quelqu’un prend trop de congés ou non, si c’est à cause de ces congés que le projet ripe etc.. 
  • Parce qu’il y a un gros risque à ce que certaines personnes ne prennent plus de congés du tout, de peur de voir leur projet foirer.

En mettant en avant la “Liberté et responsabilité” au sein de notre entreprise, nous sommes sans cesse dans cet ajustement. Cette dualité offre des possibles mais crée aussi des tensions. Elle demande beaucoup de dialogue, de remise en cause etc… En fait, d’une certaine manière, devenir libre c’est fatiguant parce que cela demande beaucoup de remise en cause.

Bravo Mr Branson et tenez bon pour l’execution !

Ce soir je dine au restaurant japonais

Avec mes enfants, nous faisons depuis 2 mois un challenge famillial.

21 jours :

  • Sans taper, mordre, etrangler pour les enfants
  • Sans crier pour les parents
  • En célébrant chaque soir

On s’est fixé des récompenses.

  1. Au bout de 7 jours consécutif on va au restaurant chinois.
  2. Au bout de 14 jours consécutifs on va au restaurant japonais.
  3. Au bout de 21 jours consécutis on va à la piscine de Center Parcs.

Ce soir c’est japonais ! Yeeepeee !

C’est assez énorme de voir l’appaisement de la famille.
Rassurez vous, les enfants continuent de se crier dessus et les parents de s’énerver. Mais les enfants essaient vraiment de ne plus se taper et nous de ne plus leur hurler dessus.

ça fait du bieeen !
ça nous fait un projet collectif qui porte ses fruits tout de suite ! On sait qu’il faut se retenir de crier ou de taper car sinon on repart de zéro alors qu’on est déjà à 14 jours !

Et surtout, tous les soirs, on célèbre ! ça nous “force” à avoir un temps d’échange commun pour partager les bonnes nouvelles. Parfois on célèbre de manger des pates, parfois d’avoir passé un super moments avec des copains.

Comme dit mon fils “ça nous aide à être plus joyeux dans la vie”.

Ce soir je dîne au restaurant japonais !

Avec mes enfants, nous faisons depuis 2 mois un challenge famillial. 

21 jours :

  • Sans taper, mordre, etrangler pour les enfants
  • Sans crier pour les parents
  • En célébrant chaque soir

On s’est fixé des récompenses. 

  • Au bout de 7 jours consécutif on va au restaurant chinois.
  • Au bout de 14 jours consécutifs on va au restaurant japonais. 
  • Au bout de 21 jours consécutis on va à la piscine de Center Parcs.

Ce soir c’est japonais ! Yeeepeee ! 

C’est assez énorme de voir l’appaisement de la famille. 
Rassurez vous, les enfants continuent de se crier dessus et les parents de s’énerver. Mais les enfants essaient vraiment de ne plus se taper et nous de ne plus leur hurler dessus. 

ça fait du bieeen ! 
ça nous fait un projet collectif qui porte ses fruits tout de suite ! On sait qu’il faut se retenir de crier ou de taper car sinon on repart de zéro alors qu’on est déjà à 14 jours ! 

Et surtout, tous les soirs, on célèbre ! ça nous “force” à avoir un temps d’échange commun pour partager les bonnes nouvelles. Parfois on célèbre de manger des pates, parfois d’avoir passé un super moments avec des copains. 

Comme dit mon fils “ça nous aide à être plus joyeux dans la vie”. 



On est de retour !

ça y est, on vient d’accoucher.
Notre nouveau bébé, 123envoiture.com est en ligne. 

Comme tous les bébés, il est encore un peu frippé…
Disons, non, il est beau ! Mais on trouve encore des bugs !

Le personnel de la maternité est aux petits soins pour qu’il puisse rapidement être vraiment autonome et surtout qu’il puisse grandir, s’adapter, apprendre de ses utilisateurs et leur rendre vraiment service.

Cette nouvelle plateforme ouvre une nouvelle aventure, car ce n’est pas juste un lifting, c’est bien une RE-naissance. Technologique, fonctionnelle ; humaine aussi : on est passé de 4 à 20 personnes en quelques semaines sans compter tout le soutien des équipes de la SNCF.

Quasiment 8 mois de travail.

Je pourrais dire merci à mon équipe, dire qu’on a fait un travail extra ordinaire, que notre plateforme est exceptionnelle et que réaliser cela en 8 mois est une belle performance.  Tout cela est vrai. Mais si on parlait un peu du vécu ?

Plusieurs fois on a cru lancer deux semaines plus tard, y compris il y a très longtemps…
Plusieurs fois on a été très frustrés et très déçus.

J’ai parfois eu peur : “Mais est-ce qu’on va le sortir un jour ce site ! ”
J’ai parfois eu honte : “Mais quoi ?! On est mauvais ou bien ?! “

Maintenant je suis heureux comme dans une salle de contrôle à la fin d’un film américain.
Tout reste à faire, mais on a vécu une première aventure collective qui nous unit.

Je crois que ce qui nous a fait tenir c’est la confiance et le soutien de tous nos partenaires.
Je crois que si on a réussi c’est parceque dans l’équipe on a parfois perdu confiance en nous même, mais jamais en nos co-équipiers.

Il y avait toujours cette sorte de loi sacrée qui disait : ” On va y arriver, et tous ensemble.”
Il y avait toujours cette reconnaissance de faire partie d’une telle aventure qui nous incitait à ne jamais lâcher, toujours progresser.

On est de retour !
 

Donc il faut changer l'autoradio

Donc il faut rabotter les quais.
Apparement, on le sait depuis longtemps et même depuis la commande des trains, mais ça, pas grand monde ne semble le dire.

Et si on ne le savait pas, et si c’était en effet une mauvaise nouvelle de dernière minute, devrait on pour autant parler d’erreur, de bévue, ou de conséquence désastreuse d’une france technochratique ?

Déjà on parle de 80M d’euros pour 15Md d’investissements qui ont pour but de rénover les trains et donc d’améliorer les trajets du quotidien en apportant des trains neufs et PLUS LARGE.  0,5% C’est comme si pour remplacer votre 4L par un Captur, vous aviez besoin de changer votre autoradio.

Si cela devait être une mauvaise nouvelle, est-ce que cela aurait forcément été une boulette ?
On ne peut pas tout prévoir.
Pourquoi parce qu’on n’a pas le temps de tout prévoir.
Parce qu’on ne peut pas toujours dépenser l’argent pour tout prévoir.

Je le sais particulièrement bien en ce moment.
En refondant entièrement notre plateforme de covoiturage, nous avions complètement sous estimé nos temps de développement. Nous avons eu des surprises de dernières minutes, des grosssses surprises. On aurait pu les prévoir, on aurait alors été content d’avoir tout prévu. Mais je peux vous dire que ça nous aurait couté bien plus cher de tout prévoir que de changer l’autoradio en dernière minute.

 

Au revoir politesse, bonjour gratitude

Et si merci n’était plus une formule de politesse, et devenait une formule de gratitude.

  • “Merci pour votre travail car ces toilettes sont toujours très propre et c’est vraiment très agréable”.
  • “Merci d’être là chaque matin, si tôt pour me permettre d’avoir du bon pain frais au petit déjeuner”
  • “Merci de travailler le dimanche, grâce à vous, je peux vivre une belle aventure en famille”
  • “Merci d’avoir préparé ce bon repas”
  • “Merci de prendre soin de notre famille en dédiant beaucoup de temps à nos enfants et à la gestion de la maison. Cela me rend serein”
  • “Merci de travailler chaque jour pour nous permettre d’avoir de l’argent”

“MERCI” en pensant “je ressens de la gratitude envers vous”.