Devant un grand choix, une grande décision, il est préférable de commencer par écouter son envie, son coeur. Une fois clair sur ce qui nous habite, on veut en mesurer les risques.

C’est d’ailleurs souvent les autres qui nous y amènent… « oh la la, t’as pensé à si, à ça ? T’es vraiment sur que ça va marche ? « .

Voici quelques étapes que je me suis fixé dans ce genre de discernement.
Prenons comme exemple, tout à fait au hasard, l’envie de quitter Paris et un boulot de rêve pour m’installer à La Rochelle et créer mon entreprise.

1 – Mesurer les risques du départ, mais aussi ceux de l’immobilisme.

On voit tout de suite les risques de ce déménagement :
Perdre son emploi et ne pas retrouver ou devoir faire un métier qui ne me plait pas.
Echouer, que le rêve n’aboutisse pas, et devoir revenir ensuite à Paris.
Se tromper, finalement si ça se trouve on ne sera pas plus heureux là bas.
Perdre tout son argent.
Mais ils ont leur pendant dans l’immobilisme
On peut tout autant perdre son emploi en restant immobile. On est juste moins maitre de cette perte éventuelle.
Se rendre compte à la fin de sa vie, qu’on n’a pas tenté ce qu’on voulait et qu’a force de ne pas oser, on s’est laissé embarquer dans une vie qui n’était pas la notre. La quête est souvent plus belle que le rêve lui même.
Gagner de l’argent pour un quotidien qui ne nous satisfait pas.

2 – Mettre en parrallèle les risques avec nos vrais besoins et notre survie
Puis-je devenir sdf ou mettre ma famille en danger ? Personnellement dans l’état actuel des choses, je dirais que c’est impossible. Même si je sais que c’est pas le genre de truc qui prévient et que ça peut arriver à tout le monde. Je situe ce risque à ce jour à 0,0001%. L’une au l’autre des decisions augmente-t-elle cette probabilité ? Aucune.
Puis-je perdre mon amoureuse ? Ou disons, puis-je mettre mon couple en péril ? ça c’est un boulot de tous les jours ! L’une au l’autre des decisions augmente-t-elle cette probabilité ? Aucune.
Puis-je perdre mes amis, ma famille ? Mmmh, oui c’est possible, si je deviens neuneu, débile, arrogant, puant et dégueulasse. L’une au l’autre des decisions augmente-t-elle cette probabilité ? Aucune.

3 – Parmi les risques du départ et de l’immobilisme, se demander lesquels on serait prêt à affronter. C’est à dire à combattre, mais aussi à assumer si les évênements devait mal tourner.

Dans mon cas, j’ai choisi de partir en :
Faisant tout pour avoir une situation économiquement viable, mais en étant près à assumer un échec financier. Materiellement et psychologiquement.
Me donner chaque jour la liberté de changer de direction, de constater que le projet n’est pas encore parfait, d’affiner. En me rappelant chaque matin qu’il s’agissait de ma vie, de mon choix, de mon avenir et qu’il était entre mes mains.
Faisant tout ce qu’il faut pour préserver ma famille au sens large.

c’était la pensée du jeudi soir !