Entrepreneur ET comédien

Done, Check, ça c’est fait, je l’ai mis sur mon profil Linkedin.

 

Entrepreneur ET comédien.

 

ET !  la conjonction de coordination qui résume en elle même mon changement de perspective.
J’ai passé les dix dernières années en plein tiraillement.
  • “Quand vas tu enfin oser devenir comédien ?”
  • “Quand vas tu enfin lâcher cette lubie et rester focus sur ton métier d’entrepreneur”.
Focus, l’anglicisme qui m’a culpabilisé depuis 10 ans.

 

Autour de moi, dans les médias, je ne vois que des gens qui sont “succesfull” car “focus”.
Les comédiens de talent ont commencé tout petit (comme moi), et n’ont fait que ça depuis (pas moi). Ils sont restés focus.
Les entrepreneurs de talent ont lancé des supers projets (comme moi) et consacré toute leur énergie à leur entreprise (pas moi). Ils sont restés focus. Moi j’y peux rien, faut que j’en crée une tous les 3 ans.

 

Alors vous allez me dire “mais non, regarde untel, regarde machin ! Il ne sont pas focus !” Vous avez certainement raison, mais moi mon coeur ne les a pas vus ceux là et comme ce blog n’est pas une tribune mais un café du commerce, ben je vous parle de moi, c’est d’ailleurs le seul sujet sur lequel je suis le meilleur expert au monde !.

 

En 2012, quand j’ai cherché un partenaire pour ecolutis, je suis allé voir un entrepreneur successfull, qui après être devenu millionaire dans les logiciels, a passé 3 ans à être guitariste dans un groupe de rock pour redevenir ensuite entrepreneur. Je lui parle d’ecolutis et d’un toit pour les abeilles, il me répond “mmmh, en général, je préfère les gens qui sont focus sur un sujet”.

 

Purée, mais j’y arrive pas moi, je suis comme ça, je suis grand angle, je suis incapable de faire la mise au point sur un seul sujet plus de quelques heures.
Je me disais “ok, en fait t’es pas bon”, ou alors “quand vais-je enfin trouver MA vocation ?”.

 

aaah ! LA vocation !

 

Celle dont on parle dans les vidéos avec une musique qui commence vous envoute dès les premières notes et qui se termine en vous donnant la niak pendant 2 semaines ?  Ou l’on voit une danseuse qui a enfin trouvé sa voie et qui se bat, persévère, tombe se relève et réussi à la fin à devenir “la vraie danseuse de ses rêves“.

 

Mes ces vidéos à la con elle me faisait flipper moi !
Pourquoi ? Et bien pour deux raisons :

 

  1. Je n’ai pas de vocation. Vous m’entendez, je n’ai pas de vocation. Ou alors elle est bien caché et vous me faites tous flipper à me dire chaque jour “trouve ta pleine et entière vocation, c’est la voie du bonheur…sourit à la vie”.
  2. Je n’ai aucune ambition. Aucune. Devenir millionaire de m’intéresse pas, bien que j’ai vraiment besoin d’argent. Etre la star du one man show flaterait mon ego, mais probablement pas mon âme. Je n’ai pas de trajectoire idéal, de projet parfait. En fait, après de multiple prise de tête de nuit, de jour, en solo ou à plusieurs, j’ai compris que mon seul projet dans ma vie était “aimer et vivre des aventures“.

 

Quand j’ai décidé de partir d’iDvroom, je me suis refusé à prévoir la suite. J’avais envie d’affronter le vide, de voir ce qui allait venir. J’avais douze mille idées d’entreprises, j’avais la chance d’avoir des appels du pied pour des boulots. Non non, j’avais besoin de vide, de rien, de désert.
Sur cette période j’ai compris que je ne serai probablement pas plus heureux 100% comédien que 100% entrepreneur. L’enjeu n’était donc pas de choisir.  J’ai décidé alors de faire les 2, que dis-je les 3, car j’ai aussi décidé que je serais à la sortie de l’école tous les jours pour mes enfants et le mercredi après midi.
Certains m’ont dit “oh la la, ça va être compliqué tu t’éparpilles dans plein de direction”.
Mais non les gars, je me concentre, j’en ai choisi que 3 ! J’ai pas mis chanteur, coach, journaliste, blogueur, serveur dans un bar…

 

Et alors là, j’ai vu quelque chose se passer dans ma vie….
Pendant 10 ans, j’essayais d’être focus. Comme une baguette qui essaie de faire tenir une assiette chinoise dans les numéros de cirque. J’essayais, j’essayais mais ma nature même m’en empéchait. J’étais en éternel tiraillement, voire souffrance. Je passais mon temps à faire tourner la baguette pour essayer de maintenir un équilibre instable. Tenir cette assiette devenait trop dur pour moi. Ma personnalité même m’empechait d’être centré. Je ne luttait pas contre l’adversité du mon économique qui me bousculait, je luttais contre moi même qui me faisait une fausse image de ce que je devais faire.

 

Et puis j’ai ajouté 2 baguettes supplémentaires.

 

Ma famille et le théatre et un engagement associatif

 

2 baguettes supplémentaires, vous imaginez le truc ? Mettez trois doigts de votre main droite sous votre main gauche, vous allez tout de suite comprendre. Fini l’assiette chinoise ! Ma vie devient un trépied. Un trépied c’est l’équilibre stable, même si un des pieds est plus haut que les autres, ça tient et si tu veux rééquilibrer, t’as le temps, ça tient, ça penche, ça travaille, c’est pas simple à gérer, mais ça tient.

 

ça tient tellement bien, que j’ai la niake pour créer d’autres entreprises tout en montant d’autres pièces de théâtre.

 

J’avais quand même une petite inquiétude… Le regard des autres, et notamment celui du “monde économique”. “Ah ok, t’as quitté un poste de DG d’une filiale d’un grand groupe pour faire le saltimbanque ! Je comprend, je comprend”. Le regard de mon équipe “T’es avec nous ou t’es sur scène mec !”.

 

Intérieurement, je savais bien que de toute les façons quand j’essayais d’être focus, je passais beaucoup de temps à procrastiner, donc finalement en temps de travail pur et dur ça revient au même que je monte sur scène…
Mais j’avais vraiment peur du regard.

 

Et bien là aussi il s’est passé un truc de dingue. Depuis que je suis un trépied, on m’appelle. Je veux dire, je suis plus en contact avec le monde économique que quand j’étais une assiette chinoise. Un jour j’ai eu un de mes nombreux syndrome de l’imposteur alors que j’étais en mission pour un grand groupe. Le patron m’a dit “Olivier, tu es là car j’aime ta liberté intérieure”. Wouaouh ! Are you telling me that you embauche me because j’ose être moi même !??? Le truc de dingue…

 

En fait, je viens de comprendre un truc en écrivant ce billet.

 

J’arrive très très bien à être focus sur un grand projet. Ce projet, c’est ma vie. Et tout ce que les autres en pense, de bien, de mal, d’agréable ou de désagréable, tout cela, leur appartient.

 

PS1: Je relis ce billet et je me dis:” ah là là, tout ça c’est pourtant déjà écris dans les livres de développement personnel que je lis depuis 10 ans. Mais je suis comme ça moi, les bouquins m’éclaire mais tant que je n’expérimente pas, je ne progresse pas.
PS2: si ça se trouve dans 3 ans, j’aurais trouvé ma vocation, qui sait, tout cela n’est qu’un chemin….

 

Ce qui est bon pour toi maintenant est bon pour ton avenir

 

Depuis quelques temps je revois fleurir sur les réseaux sociaux cette citation “Si vous passez une mauvaise journée, souvenez vous qu’en 1976 Ronald Wayne a vendu pour 800$ les 10% qu’il avait dans Apple et qui valent maintenant 58 Milliards”.  (70 au cours d’aujourd’hui).

Je me rappelle cette maxime qui me vient d’un ami. “on est toujours plus intelligent après“. Je garde cette phrase en tête car elle veut dire 2 choses pour moi.

Tout d’abord, c’est facile de relire l’histoire en se disant qu’on a été bête de faire telle ou telle chose, car quand l’histoire est finie, elle est écrite, le chemin est tracé, donc forcément, on sait ce qu’il aurait fallu faire.

Ensuite, l’experience nous fait grandir, murir, et nous rend de fait, plus intelligent. Le mode d’emploi est à découvrir en route. Un mec essaie d’ouvrir une porte en la défonçant et se casse l’épaule. Derrière la porte il voit un papier qui dit “pour ouvrir la porte, il faut taper 3 fois en haut, 3 fois en bas, chanter la marseillaise et mettre son doigt dans son nez”. Nous on retient “un mec se casse l’épaule alors qu’il aurait pu ouvrir la porte sans la défoncer”. On oublie complètement le chemin. Qui devant cette porte aurait pu deviner la manière de l’ouvrir avant de l’avoir ouverte ? On est toujours plus intelligent après. Pour revenir sur ce monsieur trop bête d’avoir vendu 800$ un truc qui en vaut 70 Mds. Il y a de nombreuses choses que cette histoire ne nous dit pas.

  • Si il avait 10% en 76, combien aurait-il maintenant ? Par exemple, Steve Jobs, pourtant hyper actif dans l’entreprise, et n’ayant pas vendu 10% en 1976 avait une fortune estimée à 7milliard. 10 fois moins que cet inconnu “aurait” pu avoir. Une entreprise ce n’est pas un PEL. Avoir 10% d’une boite en 76, ne veut rien dire.
  • Si il était resté dans la boite, la relation entre associé aurait peut être capoté 5 ans plus tard et Apple n’aurait tout simplement pas vu le jour.
  • Qu’a t-il fait de ces 800 euros ?
    • Si ça se trouve il les a mis à 100% dans une boite dont il est maintenant actionnaire unique et qui vaut 70Mds ?
    • Il a peut être prété de l’argent à un ami qui est devenu son meilleur pote et qui lui a sauvé la vie 2 ans plus tard ?
    • Il a peut être offert une bague à la femme de sa vie avec qui il vit heureux depuis 40 ans ?
    • Il s’est peut être offert un billet d’avion pour aller échanger pour la dernière fois avec son père qui était sur son lit de mort ?
    • Il a peut être tout claqué à Végas ? Acheté un PC sous windows ? Placé tout l’argent sur un compte à 3% ?

ON N’EN SAIT RIEN !
L’histoire ne dit pas du tout, si pour cet homme, vendre 10% à 800 euros était une bonne, une mauvaise idée, ou un évenement complètement anodin. Personnellement j’ai  aussi souvent tendance à regarder trop loin en avant ou en arrière, et je me rappelle alors la discussion avec mon directeur des études à l’ICAM. J’échangeais avec lui au sujet de mon avenir et lui demandait  “Que faut il que je fasse maintenant pour avoir un bel avenir ? Un stage, une formation, du bénévolat ? ” Dans cet échange je confrontais mes envies, mon énergie du moment, à mon besoin d’être rassuré sur le fait que cela avait un sens, ou plus précisemment que cela ferait bien sur mon CV. Mon directeur des études me répondit alors

“Ce qui est bon pour toi MAINTENANT, est bon pour ton avenir”.  

 

Données personnelles : Je lâche l'affaire, j'attends CozyCloud

Je n’aime pas ce que font Google, Facebook, Microsoft et compagnie avec mes données.
J’ai cherché des solutions pour sauvegarder, gérer et partager mes données de manière plus privée. La plupart ne marchent pas bien, sont trop compliquées pour moi (et encore plus pour ma famille), ou ne sont vraiment pas pratiques.
La vraie alternative solide et puissante semble être CozyCloud. Ils ne sont pas encore 100% prêt, mais je les attends avec impatience !

Au fil du temps, j’ai le sentiment que c’est un combat difficile et perdu d’avance dans l’état actuel des choses.

  1. Mes données sont analysées ou qu’elles soient. Les états s’en emparent aussi. Pour exemple cet article sur les infos transmises par les méta données.
  2. Je peux planquer mes mails et mes photos quelques parts, mais les opérateurs téléphoniques, auront toujours mes déplacements, les banques auront toujours mes dépenses etc….
  3. Je n’aurais pas la discipline pour installer un VPN sur mon ordi
  4. J’ai bien tenté d’aller sur Diaspora à la place de Facebook… ça on y est bien ! au moins on est peinard, y a personne.
  5. Je veux bien quitter Gmail, la meilleure messagerie du marché selon moi, mais de toutes les façons, la moitié de mes contacts sont sur Gmail, donc la moitié de mes mails sera tout de même analysée par Google….

Je passe tellement de temps à réfléchir à cette question que j’en perd sur mes autres engagements. Finalement, j’ai le sentiment que s’investir sur ce sujet, à mon échelle, là tout de suite, n’est pas efficace. Je préfère donner 20 euros à Mozilla, ou diaspora pour leur permettre de travailler à une lame de fond.

Je le déclare officiellement (enfin surtout à moi-même car je me doute que vous en avez rien à skritcher): mes données personnelles sont une préoccupation pour moi, mais j’arrête de chercher des solutions, je saisirai les opportunités de participer à un vrai mouvement collectif, mais je choisi de considérer qu’à aujourd’hui, je n’ai pas de solution satisfaisante. J’arrête de me faire des noeuds dans le cerveau (parce que je suis super fort à ce petit jeu là)  à chaque fois que j’envoie un mail ou que j’ajoute un événement dans mon calendrier.

Et surtout j’espère que CozyCloud va bientôt sortir de sa bêta !!

 

ps: Image d’illustration piochée sur Madyness 

On est toujours plus intelligent après

Depuis quelques temps je revois fleurir sur les réseaux sociaux cette citation

“Si vous passez une mauvaise journée, souvenez vous qu’en 1976 Ronald Wayne a vendu pour 800$ les 10% qu’il avait dans Apple et qui valent maintenant 58 Milliards”.  (70 au cours d’aujourd’hui).

Je me rappelle cette maxime qui me vient d’un ami. “on est toujours plus intelligent après”. Je garde cette phrase en tête car elle veut dire 2 choses pour moi. Tout d’abord, c’est facile de relire l’histoire en se disant qu’on a été bête de faire telle ou telle chose, car quand l’histoire est finie, elle est écrite, le chemin est tracé, donc forcément, on sait ce qu’il aurait fallu faire.
Ensuite, l’experience nous fait grandir, murir, et nous rend de fait, plus intelligent.

Le mode d’emploi est à découvrir en route.
Un mec essaie d’ouvrir une porte en la défonçant et se casse l’épaule.
Derrière la porte il voit un papier qui dit “pour ouvrir la porte, il faut taper 3 fois en haut, 3 fois en bas, chanter la marseillaise et mettre son doigt dans son nez”.
Nous on retient “un mec se casse l’épaule alors qu’il aurait pu ouvrir la porte sans la défoncer”.
On oublie complètement le chemin.
Qui devant cette porte aurait pu deviner la manière de l’ouvrir avant de l’avoir ouverte ?

On est toujours plus intelligent après.
Pour revenir sur ce monsieur trop bête d’avoir vendu 800$ un truc qui en vaut 70 Mds.

Il y a de nombreuses choses que cette histoire ne nous dit pas.

  • Si il avait 10% en 76, combien aurait-il maintenant ? Par exemple, Steve Jobs, pourtant hyper actif dans l’entreprise, et n’ayant pas vendu 10% en 1976 avait une fortune estimée à 7milliard. 10 fois moins que cet inconnu “aurait” pu avoir. Une entreprise ce n’est pas un PEL. Avoir 10% d’une boite en 76, ne veut rien dire.
  • Si il était resté dans la boite, la relation entre associé aurait peut être capoté 5 ans plus tard et Apple n’aurait tout simplement pas vu le jour.
  • Qu’a t-il fait de ces 800 euros ?
    • Si ça se trouve il les a mis à 100% dans une boite dont il est maintenant actionnaire unique et qui vaut 70Mds ?
    • Il a peut être prété de l’argent à un ami qui est devenu son meilleur pote et qui lui a sauvé la vie 2 ans plus tard ?
    • Il a peut être offert une bague à la femme de sa vie avec qui il vit heureux depuis 40 ans ?
    • Il s’est peut être offert un billet d’avion pour aller échanger pour la dernière fois avec son père qui était sur son lit de mort ?
    • Il a peut être tout claqué à Végas ? Acheté un PC sous windows ? Placé tout l’argent sur un compte à 3% ?

ON N’EN SAIT RIEN !

L’histoire ne dit pas du tout, si pour cet homme, vendre 10% à 800 euros était une bonne, une mauvaise idée, ou un évenement complètement anodin.

Personnellement j’ai  aussi souvent tendance à regarder trop loin en avant ou en arrière, et je me rappelle alors la discussion avec mon directeur des études à l’ICAM. J’échangeais avec lui au sujet de mon avenir et lui demandait  “Que faut il que je fasse maintenant pour avoir un bel avenir ? Un stage, une formation, du bénévolat ? ” Dans cet échange je confrontais mes envies, mon énergie du moment, à mon besoin d’être rassuré sur le fait que cela avait un sens, ou plus précisemment que cela ferait bien sur mon CV.
Mon directeur des études me répondit alors

“Ce qui est bon pour toi MAINTENANT, est bon pour ton avenir”.  

 

Quand la nature me rappelle à l'ordre

“Agir pour demain, agir pour nos enfants, agir pour l’avenir”…

J’ai parfois le sentiment que la manière avec laquelle on essaie de nous motiver à nous bouger touche à l’exacte explication de notre immobilisme. On nous demande d’agir pour éviter une catastrophe future alors même que nous ne serons probablement plus là lorsqu’elle battra son plein. J’ai déjà du mal à économiser pour mes vacances, encore plus pour ma retraite ! Comment vais-je donc trouver l’énergie de me bouger pour la planète ?

Ma stratégie :

1 / Commencer par ce qui me donne du bien-être immédiat : aller chercher le pain en vélo, manger des produits sains et locaux.

2 / Continuer par ce qui me fait faire des économies là tout de suite : installer des réducteurs de débit d’eau, baisser la température du chauffe-eau, penser à éteindre le chauffage, conduire plus calmement…

3 / Se satisfaire de chaque étape et prendre le temps de constater combien cette transition m’apporte au quotidien : meilleure forme, bien-être, économies… Finalement, la nature ne serait-elle pas simplement en train de me rappeler à l’ordre ?

4 / Faire plus si affinités !

“Nous n’avons pas vingt ans pour réagir, nous avons vingt ans pour réussir ”, dixit Isabelle Delannoy, ingénieure agronome et écrivaine, spécialisée dans les questions environnementales. Pourquoi ne pas passer vingt ans à être chaque jour plus heureux ? »

Quotidien Durable a 10 ans

Wouhou, ça fait drole…

Je me souviens ça a commencé en 2004. A l’époque on pensait que la télé allait mourir bientôt, on frimait en disant qu’on ne lisait plus du tout la presse et que les blogs seraient le centre du monde. Parmi les “on” y avait vinvin, loic, laurent, nico et plein d’autres.

Au début j’étais sur Typepad.

Et puis j’ai été séduit par le projet de Viabloga une plateforme de blog associative. Je ne suis pas parti depuis.

A l’époque on parlait de toutes les solutions écolos. Y a avait des gars qu’écrivaient des livres, mais on voyait bien qu’ils n’avaient pas trop essayé les conseils qu’ils donnaient.

C’est à ce moment là, que j’ai eu un coup de fil “Je vais passer sur france inteeeeer !”

France-Inter-BlogAPart.mp3

J’étais tellement à fond que je publiais presque un post par jour.
Je faisais même des vidéos… (punaize, le mec il ressort lui même ses dossiers….). C’était pas du Norman hein ?


Hollywood Sphère – Innovation ou progrès ? par quotidiendurable

Mine de rien en 2008 le site a frolé le million de visiteur…

A force d’essayer de trouver les vraies bonnes solutions pour la maison, j’ai fait un peu pareil au bureau et ça m’a donné l’idée de créer un bureau sur la terre avec Dominique.
Le premier article de presse de un bureau sur la terre est sorti sur Terra Economica !
C’est grace à un bureau sur la terre que j’ai rencontré Régis qui était mon client et qui avait fondé ecolutis, ensemble on a créé un toit pour les abeilles.
En parallèle il y a eu aussi l’aventure Ecolo Info.

Bon tout ça pour dire que ce blog a été un peu le lieu de pas mal de tergiversations personnelles et professionnelles.
Aujourd’hui, je ne blogue plus trop…. J’ai du mal à savoir pourquoi… Les enfants en bas age peut être…Chut ! Mais non faites des enfants, c’est génial ! C’est vrai, c’est Olivia Moore qui me l’a dit.

A moins que ce soit le nom qui me bloque maintenant. Ou l’age qui fait qu’on perd un peu de son impertinence et qu’on a peur de ne pas être légitime pour prendre la parole.

Toujours est-il qu’en rédigeant ce post en 10 min alors que je venais de voir que Quotidien Durable a 10 ans, je me suis souvenu de toutes les belles aventures et surtout de toutes les belles rencontres que j’ai pu faire grace à cette fenetre dématerialisée sur le monde. Un plaisir. Une envie de célébrer ! Voire même un début de démangeaison du clavier pour m’y remettre vraiment….

ps: Si par hasard il subsiste des lecteurs de ce blog, n’hésitez pas à commenter !

Congés illimités chez Virgin tout se joue sur la durée…

Le pdg de Virgin annonce qu’il donne des congés illimités à ses salariés !

C’est aux employés de décider seuls des heures, jours, semaines ou mois qu’ils veulent prendre

Génial ! Je rêve de faire cela chez ecolutis depuis longtemps, on en parle souvent avec mon associé sur un toit pour les abeilles aussi.

Il rajoute

le présupposé étant qu’ils ne le feront que s’ils sont assurés à 100% qu’ils sont, eux et leur équipe, à jour de leurs projets et que leur absence ne nuira pas à l’entreprise, et donc à leur carrière

A mon sens c’est surtout dans ce deuxieme paragraphe que tout se joue. L’annonce est fantastique, mais l’execution est la partie sensible.
Pourquoi ?

  • Parce qu’en lachant une règle, on rentre de facto dans le risque d’une relation paternaliste, au mérite, car il reviendra au boss de juger si quelqu’un prend trop de congés ou non, si c’est à cause de ces congés que le projet ripe etc.. 
  • Parce qu’il y a un gros risque à ce que certaines personnes ne prennent plus de congés du tout, de peur de voir leur projet foirer.

En mettant en avant la “Liberté et responsabilité” au sein de notre entreprise, nous sommes sans cesse dans cet ajustement. Cette dualité offre des possibles mais crée aussi des tensions. Elle demande beaucoup de dialogue, de remise en cause etc… En fait, d’une certaine manière, devenir libre c’est fatiguant parce que cela demande beaucoup de remise en cause.

Bravo Mr Branson et tenez bon pour l’execution !

Ce soir je dîne au restaurant japonais !

Avec mes enfants, nous faisons depuis 2 mois un challenge famillial. 

21 jours :

  • Sans taper, mordre, etrangler pour les enfants
  • Sans crier pour les parents
  • En célébrant chaque soir

On s’est fixé des récompenses. 

  • Au bout de 7 jours consécutif on va au restaurant chinois.
  • Au bout de 14 jours consécutifs on va au restaurant japonais. 
  • Au bout de 21 jours consécutis on va à la piscine de Center Parcs.

Ce soir c’est japonais ! Yeeepeee ! 

C’est assez énorme de voir l’appaisement de la famille. 
Rassurez vous, les enfants continuent de se crier dessus et les parents de s’énerver. Mais les enfants essaient vraiment de ne plus se taper et nous de ne plus leur hurler dessus. 

ça fait du bieeen ! 
ça nous fait un projet collectif qui porte ses fruits tout de suite ! On sait qu’il faut se retenir de crier ou de taper car sinon on repart de zéro alors qu’on est déjà à 14 jours ! 

Et surtout, tous les soirs, on célèbre ! ça nous “force” à avoir un temps d’échange commun pour partager les bonnes nouvelles. Parfois on célèbre de manger des pates, parfois d’avoir passé un super moments avec des copains. 

Comme dit mon fils “ça nous aide à être plus joyeux dans la vie”. 



On est de retour !

ça y est, on vient d’accoucher.
Notre nouveau bébé, 123envoiture.com est en ligne. 

Comme tous les bébés, il est encore un peu frippé…
Disons, non, il est beau ! Mais on trouve encore des bugs !

Le personnel de la maternité est aux petits soins pour qu’il puisse rapidement être vraiment autonome et surtout qu’il puisse grandir, s’adapter, apprendre de ses utilisateurs et leur rendre vraiment service.

Cette nouvelle plateforme ouvre une nouvelle aventure, car ce n’est pas juste un lifting, c’est bien une RE-naissance. Technologique, fonctionnelle ; humaine aussi : on est passé de 4 à 20 personnes en quelques semaines sans compter tout le soutien des équipes de la SNCF.

Quasiment 8 mois de travail.

Je pourrais dire merci à mon équipe, dire qu’on a fait un travail extra ordinaire, que notre plateforme est exceptionnelle et que réaliser cela en 8 mois est une belle performance.  Tout cela est vrai. Mais si on parlait un peu du vécu ?

Plusieurs fois on a cru lancer deux semaines plus tard, y compris il y a très longtemps…
Plusieurs fois on a été très frustrés et très déçus.

J’ai parfois eu peur : “Mais est-ce qu’on va le sortir un jour ce site ! ”
J’ai parfois eu honte : “Mais quoi ?! On est mauvais ou bien ?! “

Maintenant je suis heureux comme dans une salle de contrôle à la fin d’un film américain.
Tout reste à faire, mais on a vécu une première aventure collective qui nous unit.

Je crois que ce qui nous a fait tenir c’est la confiance et le soutien de tous nos partenaires.
Je crois que si on a réussi c’est parceque dans l’équipe on a parfois perdu confiance en nous même, mais jamais en nos co-équipiers.

Il y avait toujours cette sorte de loi sacrée qui disait : ” On va y arriver, et tous ensemble.”
Il y avait toujours cette reconnaissance de faire partie d’une telle aventure qui nous incitait à ne jamais lâcher, toujours progresser.

On est de retour !