Je suis prêt

Voilà, je tiens à le dire haut et fort, je suis prêt à assumer les conséquences d’une réelle prise en compte des enjeux environnementaux dans la politique nationale.

  • Je suis prêt à gagner moins d’argent
  • Je suis prêt à me déplacer moins
  • Je suis prêt à moins consommer
  • Je suis prêt à compenser
  • Je suis prêt à être taxé sur le carbone
  • Je suis prêt à payer l’eau à son vrai prix
  • Je suis prêt à ne plus prendre l’avion tant qu’on n’aura pas de vraie solution
  • ….

Je suis prêt, si on y va tous, et franchement. Et qu’on arrête de me demander de pisser sur ma brosse à dent ou de couper l’eau quand je suis sous la douche. Je veux de la vraie politique nationale, un vrai mouverment de fond ! 

Nouvelles Mobilités, on ne bouge plus !

En Europe, le transport de personnes représente environ 15% de la dépense énergétique et 12% des émissions de Co2, pas étonnant qu’il soit au coeur de tous les agenda 21, entreprises et collectivités confondues.

On imagine des choses fantastiques! On redessine les réseaux de transport en commun pour mieux coller aux besoins des populations, on met des vélos ou des voitures à dispositions des salariés, on développe des services de covoiturage. On réfléchit même à la multimodalité parfaite entre tous ses services!

Et quand on rêve…. on voit le tout avec un service express, 24/7, grâce au téléphone mobile dernière génération et au fonctionnalité de GPS intégré.

On en rêve, et je vous assure qu’on va le faire ! Les bus et les voitures seront tous 100% remplis !

Le grand absent des politiques de transports reste l’immobilité.

Pas l’immobilisme synonyme de conservatisme, de refus du changement, mais l’immobilité synonyme d’énergie consacrée à faire autre chose que se déplacer.

Un conseiller de Climat Mundi m’a récemment indiqué que d’après son estimation l’activité professionnelle des 7 membres d’Ecolutis avait un impact inférieur à la moyenne nationale d’une personne travaillant dans une société de service…

Quand un prospect ou un client me demande de venir le voir, j’essaie toujours de lui expliquer pourquoi je n’ai pas envie, et je le fais en ces termes.

  • Un déplacement, c’est de la fatigue.
  • Un déplacement, c’est de l’argent.
  • Un déplacement c’est un impact écologique important.
  • Un déplacement c’est du temps en moins à travailler sur son projet.

Bien sûr tout le monde n’est pas toujours très réceptif et il m’arrive de me déplacer quand même. Un jour, j’ai même pris l’avion… si si ! Mais dans 80% des cas mes interlocuteurs comprennent et reçoivent l’argument. Il nous est ainsi arrivé de traiter un dossier du début à la fin, négociation comprise, sans jamais rencontrer physiquement nos interlocuteurs. Il s’agissait pourtant d’une équipe importante au sein d’un grand groupe multinational.

La communication est-elle moins bien passée? pas du tout. Les relations sont elles moins cordiales ? Aucunement. Le travail est-il moins bien fait, certainement pas.

Et qu’en est-il du quotidien au sein de notre entreprise?

Ceux qui habitent près du bureau viennent au bureau et les autres travaillent de chez eux quand ils le souhaitent. Je pense que nous sommes tous très content de cette situation.

  • En mode télétravail, les 10 minutes passées à repasser sa chemise pour qu’elle soit nickel, se transforme en temps perso en famille.
  • En mode télétravail, les 30 minutes passées dans les transports le matin, se transforme en lecture de mail et veille technologique en buvant son deuxième café bien chaud.
  • En mode télétravail on est jamais déprimé à la vision de son collègue du 5ème qui nous saoule à la machine à café et qui se fout de nous car notre chemise est mal repassée.
  • En mode télétravail la pause déjeuner de 30 minutes dont 20 passées à descendre acheter un sandwich en plastique se transforme en une belle salade, ou en un plat mijoté restant de la veille ET d’une sieste express de 10 minutes. Vous savez celle dont tout le monde rêve en s’imaginant convaincre son boss d’installer une salle de relaxation dans les bureaux ?
  • En mode télétravail, quand les neurones sont à plat, on se sent pas obligé de faire des heures pour rien. Le deal avec le patron c’est que le travail soit fait dans les temps.
    Office Pod – Un bureau dans son jardin

 

Et du coté du chef d’entreprise ?

  • En mode télétravail, il y a plein d’avantages pour le salarié et donc c’est plaisir.
  • En mode télétravail, on a moins de locaux et ça compte.
  • En mode télétravail, les réunions physiques servent à discuter de sujet de fond: l’organisation, la stratégie, l’avenir. Ou à se détendre. Bref, quand on se voit, on se fédère!
  • En mode télétravail, on ne me dit pas: “désolé demain j’arriverai tard, je me fais livrer ma télé par Darty entre 8h et 14h….”
  • En mode télétravail on ne se demande plus si notre équipe bosse en passant devant les bureaux. On fait des points réguliers pour savoir ou on en est et comment ça avance.

 

En Finlande, 50% des entreprises pratiquent le télétravail. En France, ça commence à bouger avec un projet de loi en cours. Mais on dirait qu’il y a encore du chemin à faire (à pied s’il vous plait…) Dans un récent numéro du magazine courrier cadre, un article était consacré à l’aménagement du temps de travail. Les consultants en coaching stratégique pluridisciplinaire (ndlr non, ce n’est pas leur vrai nom) y écrivait un truc du genre “attention si vous arrivez tôt votre équipe pourrait croire que vous lui mettez la pression”. Ou encore un gars disait “Je bossais de 6h à 14h c’était le deal avec mon chef, mais la RH n’était pas au courant et m’a demandé si j’étais embauché à mi-temps lors de mon entretien annuel”.

Attention donc à ne pas abuser indiquait le journaliste !

Pourtant il suffit de lever un peu le nez pour se rendre compte que les exemples cités sont dus à des problèmes de communication et non à des problèmes d’aménagement d’horaires….

Etre 100% business tout en étant 100% campagne, c’est d’ailleurs le thème favoris de Xavier de Mazenod qui édite le blog Zevillage.net et qui a réussi à rédynamiser des bourgs en y faisant venir des télétravailleurs….

Et ça fait aussi des heureux….

Nommer et partager ses émotions

Cet article est adapté d’une intervention publique.
Il a aussi été publié sur
Ecolo Info

Avez-vous remarqué à quel point linconnu inhibe?
Si je ne connais pas le temps de demain, je mets deux heures à faire ma valise.
Si je ne connais personne à une soirée, je reste sur ma chaise.
Si j’attends la réponse pour un entretien d’embauche, je suis incapable de faire quoique ce soit de la journée.
Avez-vous déjà essayé de manger les yeux fermés un repas dont vous ne connaissiez pas le menu ? Essayez. La seule inquiétude pourrait vous faire détester votre plat préféré.
Nommer son émotion, ses sentiments, cest les sortir de linconnu.

Ce nest pas forcément les accepter, cest uniquement les connaître, se les approprier.
On nest pas responsable de nos émotions. Elles débarquent comme ça, du fait de notre histoire, de notre caractère, de notre état de fatigue. On nest pas responsable de nos émotions, mais elles nous appartiennent. Elles sont bien à nous, et cest à nous de les gérer.

On peut alors les accepter pleinement, si elles nous semblent constructives. Accepter sa rage, ça peut être sortir dehors et hurler pour la faire passer, la libérer, ou respirer profondément longuement pour lapaiser. Je peux alors aussi me demander, d’où me vient cette rage ?
Est-ce de la peur, de l’angoisse, de la colère?

En nommant mon sentiment et en cherchant sa provenance, je fais connaissance avec moi-même et je me donne l’occasion de progresser.

Si je ne mapproprie pas mon émotion, elle sappropriera mon esprit, mon corps et mes attitudes.

Nommer son émotion c’est choisir de regarder non pas sa vie, mais ce que l’on vit.

Personnellement, je trouve qu’on ne partage pas assez nos émotions.
Peut-être, d’ailleurs, parce que l’on ne prend pas le temps de les connaitre… N’empêche, on est tous d’accord pour dire que le partage des connaissances, des richesses, naturelles ou matérielles est un pas vers un équilibre collectif. Et pourtant, moi j’ai la conviction que les partages les plus riches sont ceux des sentiments.

Partager ses émotions, c’est accepter de se dévoiler. C’est accepter notre condition d’hommes et de femmes et renoncer à la working warrior business surfing friming attitude qui veut que si tu commences à partager tes émotions tu mets le doigt dans un engrenage infernal. L’autre va te voir rire et plus jamais il ne pensera que tu pourras être sérieux, il va te voir pleurer, et il se dira “cette fiiiille est une ultra sensiiiible, elle est faiiiible“.

C’est quand même incroyable: on t’apprend ça dès ton plus jeune âge en plus! T’as 18 mois, tu risques ta vie en descendant les marches du jardin, et là, tu t’éclaaates le genou sur le gravier! Tu lèves la tête, cherchant du regard un adulte consolateur. Tu vois un grand benêt qui te dit :

  • Boum badaboum ! Bravo ! Pleure pas mon coco. T’es un grand garçon, ça pleure pas les garçons. Et pis c’est juste un petit bobo .
  • Et ben si j’ai mal ! Et en plus je suis vexé… Aaah et puis c’est quoi ce truc rouge qui coule sur mon genou, c’est flippant ! Il n’y a donc personne pour entendre ma détresse !

Et ben je vais vous dire, la working warrior business surfing friming attitude, elle-me-saoule!

Crédit Photo: Elena Kalis

Moi je suis touché par ceux qui savent partager leurs émotions. Je trouve que c’est une force de savoir dire ce qu’on a vraiment au fond du coeur, de savoir faire éclater l’instant présent ! Ça assainit la relation, ça rend la relation humaine plus… humaine…

C’est risqué? On risque d’être jugé ? De se taper la honte ? Rassurez-vous, ça ne sera pas la première fois

Il mest plusieurs fois arrivé d’être jugé pour un comportement qui nétait pas le mien. Je voulais me la péter, paraitre, être vu, et ça a complètement foiré. Etre raillé, moqué ou ignoré pour ce quon nest pas, cela na aucun sens. Etre mis en valeur pour ce quon nest pas, nen a pas plus

En fait, partager ses émotions, cest prendre un risque. Vous savez lequel ?

Partager ses sentiments cest prendre le risque de se faire connaitre, vraiment.

++ Une liste de sentiments en 5 colonnes pour se faire la main… 

WiFi ou CPL, j’ai testé le Devolo 200 AV Plus

J’ai récemment testé l’adaptateur CPL Devolo 200

C’est quoi le CPL

L’idée du CPL est d’utilser la porteuse du courant 220V pour diffuser de l’information. Internet ne passe plus uniquement par la prise téléphone ou par un cable réseau, mais par votre réseau éléctrique. 



C’est donc hyper simple à mettre en place. On branche un module près de la box internet et l’autre près de l’ordi. Et hop on n’est connécté. En ce sens, c’est une bonne alternative au wifi, sauf si on a besoin de bouger tout le temps. Tu veux internet dans la chambre ? Tu prend ta prise et tu la mets dans ta chambre ! Moins pratique pour bosser dans le jardin….

Le CPL est une excellente solution pour moi. Tout d’abord car si je ne suis pas wi-fi rebelle, je ne suis pas non plus wi-fi fan…. Les ondes à font la caisse c’est pas mon truc. 
J’ai donc commencé par demander à Devolo “et votre truc, ça emet des ondes ou pas ?” Pas de réponse, ou plutot si une réponse honnète “Je ne sais pas”.
Pas de documentation vraiment aboutie sur le web non plus, même si les argumentaires les plus étayés semble en faveur du CPL. 

La deuxième raison est que ma box internet est assez loin de mon bureau, et j’ai plusieurs gros murs entre les deux. Autant dire que ma connection était lente, mais aussi sacadée. 

J’ai donc décidé d’essayer. 

Niveau débit : c’est tout simplement incomparable. J’ai un débit 4 fois supérieurs à celui du wifi (notamment à cause des murs). 

Consomation d’energie
Si j’utilise le wifi de ma box, a priori pas de consommation notoire supplémentaire. (D’ailleurs au passage, j’aimerais bien que les fabricants de box incluent un bouton wifi on/off sur l’appareil.)
Ma borne wifi additionnelle que j’avais envisagé d’installer près de mon bureau comme relais consomme elle 8W. 
Le kit CPL consomme, tenez vous bien… 0.5w chacun soit 1W pour les deux en fonctionnenement. Devolo sort un prochain modèle qui réduira la conso de 30% si aucun flux d’information ne passe. 
(Consommation mesurée chez moi avec un outil adapté). 

Le truc qui manque ? 

Moi j’aurais bien aimé un petit bouton on/off sur la prise qui coupe l’emission et même un autre, qui coupe carrément la prise. Pour le moment, chaque soir je débranche le truc.


Couches lavables : Une maternité alsacienne s’y met

 La maternité du Centre médicochirugical et obstétrical de Schiltigheim (CMCO) dans le Bas-Rhin expérimente depuis mars les couches lavables en chanvre et coton bio.
A raison de 3000 accouchements par an, la maternité de Schiltigheim pourra économiser 100 000 couches jetables par an lorsque lexpérimentation sera généralisée à la fin de lannée.

A lire sur environnement magazine

 

En voilà une nouvelle qu’elle est bonne. Comme je vous le disais, les couches lavables, c’est ok pour moi