Comment j’ai laissé ma voiture au garage

cet article a été rédigé sur Ecolo Info

Cela fait bientôt un an que je me dis qu’il faut que je laisse ma voiture au garage. Tout avait bien commencé en février 2008 quand j’ai décidé de coupler train + vélo pour me rendre au travail. Puis l’arrivée de mon premier enfant… les horaires de trains ne collaient plus et je n’avais pas pris le temps de m’organiser pour qu’elles collent.

Depuis 3 semaines, j’y suis ! J’ai diminué par 3 mes transports motorisés par l’intermédiaire de deux actions concrètes:

1 – J’ai réaménagé mon bureau, une table plus grande, un deuxième écran de 22 pouces, une chaise de qualité. Résultat, je travaille mieux qu’avant et je m’endors moins sur mon ordi quand je suis à la maison : je vais au bureau un jour sur deux en moyenne.

2 – Je prends mon vélo de bout en bout. Il faut dire j’ai un peu les conditions idéales…. 7 km dont 4 de front de mer et 6 de pistes cyclables…. Par ailleurs en cas de grosse pluie, le train peut toujours me ramener à la maison.

Si je vous dis tout cela, c’est pas pour crâner… En fait je le crie sur tous les toits comme un mec qui vient d’arrêter de fumer, avec un mélange de fierté et de détermination. Le fait de le dire m’engage à persister.

Le vélo “Bettina” fabriqué à partir de récup’ par Elvire

Premier bilan après trois semaines donc :

1 – Oui, j’arrive trempé au bureau, dégoulinant même. Faut dire je roule bien, je ne pousse pas à fond, mais ce n’est pas de la ballade. Pour l’instant pas de douche au bureau. Je me dis que je vais peut être prévoir un second T-shirt pour l’arrivée…

2 – De la chaise de la cuisine à la chaise du bureau, je mets 25 minutes contre 15 minutes pour la voiture. Autant dire que niveau temps l’impact est assez faible.

3 – Je reste moins longtemps sous la douche ? Comment ça il dit qu’il voit pas le rapport ? (nldr j’ai toujours mon genou). Et bien le matin je passais toujours 20 min sous la douche, pour préparer ma journée, me remettre de ma nuit etc… La perspective de ce temps de solitude sportive me donne un certain dynamisme, j’ai envie de me faire ma petite ballade, donc je traîne moins. Et surtout, maintenant, ma journée je la prépare sur mon vélo.

4 – J’ai la patate! Quand j’arrive au bureau j’ai déjà 20 minutes de vélo à mon actif, je n’ai plus besoin de café pour me réveiller, je suis d’attaque bien plus rapidement. La différence est flagrante avec les jours ou je prends la voiture (si il pleut ou si j’ai un autre impératif dans ma journée).

Ce qu’il me reste à organiser / mes questions

1 – M’équiper pour la pluie. Pour l’instant je me la joue facile, si il pleut, je prends la voiture. L’idée est de profiter des bons côtés pour commencer.

2 – Parfois je pense au vélo électrique, mais je me dis que c’est assez cher et lourd pour un gain pas forcément énorme (je prends pas mal de chemins). Mais ça pourrait me permettre de ne pas arriver tremper.

3 – Installer en permanence le porte vélo sur mon van. Ainsi même si je prends la voiture, je peux faire les micro déplacements en vélo. Plus pratique et plus sympa, vivement le nouveau modèle de Absolute Car.

Rendez-vous cet automne pour voir si je tiens le coup !

les 3 R

Réduire, Réuitiliser, Recycler, ce sont les trois R, fondement de la nouvelle consommation. Si on écoutait Jack nous en parler ?

Alors bien sûr je suis d’accord, mais en ce moment, j’ai vraiment le sentiment que les 3 R’s sont plus
Réduire, Repenser, Refuser.

Réduire notre consommation. C’est indispensable.
Consommer un produit équitable, c’est toujours consommer.
Consommer de l’energie verte, c’est toujours consommer.
Consommer un produit recyclé, c’est toujours consommer.
Réduire sa consommation, c’est faire des économies sans pour autant décroitre.
Et si on acceptait de payer le vrai prix des choses ? C’est trop cher ? mmmmh, c’est plus cher, oui, mais est-ce vraiment TROP cher ?
Et si on acceptait de payer un peu pour du service, redonner de l’emploi. Au lieu de se payer une centrale vapeur, on pourrait embaucher quelqu’un ? En passant par un CAT le repassage de la maison nous coute 3 €uros par semaine.

Repenser notre organisation.
Pour que chacun y trouve sa place. Combien d’entre nous sont malheureux dans leur entreprise ?
Pour qu’elle reprenne du sens. Combien d’enfants ne savent pas que les frites sont faites avec des pommes de terre ?
Pour qu’elle nous remette en relation. Avez vous remarqué comme on est toujours fier de son quartier en précisant qu'”il fait un peu village”. Dans cette fierté, il y a un peu de nostalgie à mon sens. Pas de la nostalgie de l’ancien temps, de la nostalgie de la relation. On est toujours content d’être accueilli chez le boulanger, ou le boucher, alors pourquoi finit-on toujours chez Carrouf là ou même le personnel n’a pas l’air d’avoir envie d’être là.


Refuser les propositions faciles qui ne nous conviennent pas.

Refuser le consumérisme, refuser la livraison en 24h, refuser Mac Do, refuser de gacher les relations humaines…
Refuser c’est dur, car les alternatives sont incertaines et compliquées a trouver.
Refuser c’est dur, car dire oui est si facile… Pourtant combien de fois dans notre vie nous sommes nous dit “j’aurais du dire non”….