Covoiturage : Greencove + SNCF + NORAUTO = coeur d’amour

Le titre m’est venu comme ça, pas mal non ?

Pourtant le sujet est bien sérieux, puisque la SNCF et Norauto viennent de prendre chacun 20% du capital de Greencove dans le cadre d’une augmentation de capital.

Ils ont payé une somme qui “avoisine le million d’euros” à eux deux pour 20% chacun du capital de Green Cove, a affirmé Fabien Derville, le directeur général de Norauto, lors d’une conférence de presse.
A lire sur le nouvel obs

J’en parlai il y a quelques semaines ici, globalement, mon analyse n’a pas beaucoup changée.

La grande différence c’est qu’on connait maintenant le montant, a supposé que tout est été apporté au capital. J’avais entendu parler de 1million pour 20% ce qui me semblait beaucoup, surtout sans prise de minorité de blocage.

Là le deal me semble beaucoup plus cohérent. 

nb: je suis gérant d’Ecolutis.

++ Google news

Je cherche un animateur covoiturage à Chateauroux


Votre mission, si vous l’acceptez
: Sensibiliser au covoiturage et présenter le site www.covoiturage36.com
Vos moyens : Un stand lors d’un salon, une réunion au sein d’une entreprise
Vos périodes de travail : Extrêmement variées. A la demande. Possibilité parfois de choisir son emploi du temps. Mission d’une journée ou de quelques heures. Premières missions au mois de mai.
Le lieu : département de l’Indre et plus particulièrement Châteauroux.
Votre profil : Curieux, avenant, intéressé par le covoiturage, dynamique et tant qu’à faire sympathique.
Votre équipe : Ecoluteam www.ecolutis.com/equipe.
Votre rémunération : On trouvera quelque chose qui nous convient tous.
Votre contrat :Assez précaire, à la prestation.
Votre contact : olivier[at]ecolutis point com

@ très bientôt !

Covoiturage – Les nouveautés des 30 derniers jours

Pour ceux qui s’intéressent à ce que je fais, voici une liste des sites que l’on vient de sortir !

En février c’était

Et il en reste à suivre pour les 4 semaines à venir !

Voilà, c’était la minute auto satisfaction du jour….
J’y retourne…

Good Planet Conso

La vague des blogs et la montée du “green”, ont parfois donné naissance à des hybrides. On a ainsi vu fleurir des sites d’actualités conso “vertes” en quête d’audience mettant parfois de coté la qualité et l’analyse au profit de la vulgarisation de l’information et de la quête d’audience.

Ce n’est pas le chemin qu’à pris Good Planet conso (et quand on voit l’évolution des revenus publicitaires sur le web, ils ont bien fait !).

Sur Good Planet Conso, les rédacteurs sont des experts et pas des djeun’s du web deux point zéro qui s’improvise green bloggueur.  Prenons, par exemple, Sabine de Lisle. Elle travaille depuis plus de 20 ans dans le journalisme et l’environnement et à deux bouquins à son actif.

    

Ce qui me frappe sur Good Planet conso c’est tout d’abord la sélection des produits et services. On ne va pas balancer n’importe quelle innovation sous pretexte qu’on a du contenu. On sent que les auteurs réfléchissent, se demande “c’est vraiment bien ce truc ? on en parle ? “.

Pour parler des produits d’entretien par exemple,  le site sait utiliser son oeil d’expert pour se montrer critique. C’est le cas avec cet article “Le Chat ECO Efficacité, la lessive qui sécoblanchit” relayé sur la home page et qui rentre dans la catégorie des anti-produits.

Good Planet conso vous donne aussi des informations sur les produits saisonniers. Au coeur de l’hiver le site publiait ainsi quelques infos sur l’origine des topinambours et des potimarons sans oublier quelques recettes !

   

Allez, je vous en ai assez dit ! Le mieux est d’aller y faire un tour !

Hotel écologique le Gavarni – Rencontre avec Xavier Moraga

 

Il y a des rencontres qui redonnent de l’énergie tout simplement parce que notre interlocuteur en transmet.  C’est le cas de cette matinée de Février ou j’ai eu la chance de rencontrer Xavier Moraga, Directeur de l’hotel Gavarni à Paris.

Cet hotel est un des premiers hotels indépendants labellisés par l’écolabel européen.
L’hotel est splendide et l’accueil est très chaleureux.
Lors de notre rencontre nous avons échangé sur les sujets suivants:

Sur les labels tout d’abord. Il y a aujourd’hui 84 critères autour de l’ecolabel dont 37 sont obligatoires. Le volontarisme de l’hotelier fait que sur bien des domaines l’hotel est bien au dessus des labels. Pour autant, Xavier Moraga considère qu’il a besoin des labels pour certifier sa démarche, pour la rendre officielle et montrer patte blanche. Il appelle néanmoins de ses voeux une note plutot qu’un label “oui / non.”  Cela aurait plusieurs vertues. Tout d’abord cela permettrait de vraiment différencier les démarches volontaristes des autres. J’ajoute que cela pourrait être un bon outil de motivation pour les équipes. Chaque année on réunit nos efforts, non pas pour garder la labellisation, mais pour augmenter notre note. On se trouve dans une démarche offensive au lieu de défensive. J’en avais d’ailleurs parlé il y a quelques années ici.

Les équipes justement, ce fut l’un des plus gros défis de Xavier Moraga. Il a fallu que ses engagements personnels se traduisent dans son entreprise. Cela signifie convaincre l’équipe, mais surtout décider des actions concrètes à prendre. Impliquer l’entreprise c’est aussi s’assurer que la compétence écologique n’est pas dispersée. Au même titre que la formation professionnelle, l’hotelier se doit de prévoir un accueil des nouveaux salariés détaillant les éxigences environnementales de l’hotel.
 

Pour définir ces éxigences, il faut bien sûr prendre en compte les clients. Peut-on demander à un client de ne prendre qu’une courte douche ? Peut-on exiger de baisser la température de 2°C la nuit dans les chambres ? Clairement, la réponse est non.
L’objectif de 2008 était de réduire la facture d’électricité (déjà 100% issue d’energie renouvelable), l’objectif n’est pas atteint, il sera repris pour 2009. 
Xavier Moraga a donc investi dans une climatisation reversible pilotable à distance. Il peut ainsi aisément couper les clims lorsque les clients sont partis ou que les chambres sont vides. Le chauffage central a aussi été remis en place car les clients voulait des radiateurs chauds ! Même si on leur expliquait qu’ils avaient un chauffage individuel.

Autant d’investissements que la structure porte d’elle même puisqu’elle n’a bénéficié d’aucun soutien financier dans sa démarche.
 

Un des plus grand défis de l’hotel reste les achats. Xavier Moraga ne cache pas qu’il a eu un mal de chien à trouver des petits pots de confitures bio. Les céréales du petit déjeuner ? Il descend les acheter lui-même au magasin bio du coin. Les savons dans la salle de bain, il a enfin réussi à passer au cosmebio en distributeur. Il sait néanmoins que certains clients voudront repartir avec la petite bouteille, à ceux là, il offrira un petit kit… tant qu’il en a en stock.
Pour les produits d’entretien, c’est à coup de pressions depuis plusieurs années sur son fournisseur qu’il a fini par y arriver. Ami entrepreneur, il y a un créneau à prendre ! J’avais un projet “un hotel sur la terre ” je crois qu’il serait temps de le monter !
 
Point de vue déco, l’hotel est vraiment chic, mais quand on parle avec l’hotelier, c’est de la récup à tous les étages ! Et quand ce n’est pas le cas ce sont des meubles dessinés par ses soins. Lors des travaux la maintenance est tout de suite considérée. Le démontable est privilégié pour pouvoir acceder et réparer facilement. Et quand rénovation il y a, le maitre mot reste “on ne jette rien ! “

 

Et tout ça, c’est rentable financièrement ? La réponse est OUI ! Toutefois Xavier Moraga différencie les investissements.
  • les investissements rentabilisés à court terme : “Les produits nettoyants écolabel sont plus chers à l’achat, mais ils sont concentrés et nous avons réduit leur nombre, le tout couplé à notre machine doseuse automatique fait que sur un an nous équilibrons notre surcoût d’achat.
    Les réducteurs de débits baissent notre facture d’environ 40% et sont rentabilisés très vite (moins d’un an). Les ampoules Fluo ou LED sont beaucoup plus chères à l’achat (en moyenne car certaines non) mais sur un an notre consommation énergétique a baissé de plus de 30% !”
  •  
  • Le petit déjeuner bio est plus cher et n’est pas forcément rentabilisé matériellement, mais en image de marque cela nous amène de nouveaux clients donc à long terme le surcout est diminué.
    Les poubelles à tri des déchets nous économisent du temps de travail car les clients pré-trient les déchets, les valets n’ont pas à le faire. Ceci couplé avec les serviettes moins changées, les draps idem, moins de produits ménagers…fait que les chambres sont faites plus rapidement.
    La compensation carbone nous pousse à négocier avec nos fournisseurs (ou à les changer) et à moins consommer et polluer nous même donc à long terme nous faisons aussi des économies, même si c’est évidemment qqch que nous pourrions faire sans payer la taxe qui est une dépense volontaire et supplémentaire.
Enfin il y a des choses que nous faisons qui ne coûtent rien et nous font économiser de l’argent : ne pas changer les serviettes et les draps tous les jours (facture blanchisserie diminuée de 31%), demander au client de faire attention à l’eau, à l’électricité, concevoir nos travaux en intégrant la démarche écologique (matériaux plus isolants, plus de jetable…)…
 
La question que j’aime poser “est ce que tout cela vous rend plus heureux ? “
C’est un réel bonheur de travailler dans un environnement plus propre pour la nature  mais également moins polluant pour la santé, le tout en sachant que ce que nous faisons nous amène plus de clients, des gens le plus souvent en phase avec notre démarche donc avec moins de conflits potentiels, et en ayant la certitude que nous sommes à service égal meilleur que nos concurrents.

Au moins nous, nous apportons notre pierre à la lutte et pourrons dire à nos enfants et petits-enfants : nous avons fait ce que nous pouvions !

La stratégie du colibri en quelque sorte…

++ Hotel Gavarni
++ Green Hotel Paris – Le Blog de Xavier Moraga
++ L’interview de Xavier Moraga par Anne-Sophie Novel sur Ecolo Info