La ferme de Sainte Marthe est saisie et mise en vente ?

Voici ce qu’on lit en ce moment sur le web et qui circule par mail

Message de Philippe Desbrosses

Je vous lance un APPEL POUR VENIR EN NOMBRE ME SOUTENIR CE LUNDI  2  Février  à la Ferme de Sainte-Marthe à Millançay,  Loir-et-Cher (voir plan en attache.

Rendez-vous à MIDI pour pique-niquer, nous partagerons nos paniers, et nous préparons le vin chaud, le pain et le café bios.

Venez vivre avec moi cette journée importante où mon entreprise est saisie et mise en vente par le conglomérat agro-industriel  LIGEA-AGRALYS, suite à un artefact juridique concernant un programme européen inachevé.

N.B.  Il y aura d’autres victimes des pratiques de cette coopérative qui viendront témoigner.

Nous manifesterons avec dignité, dans le calme et la bonne humeur en accrochant un petit cur rouge en carton à nos vêtements pour nous reconnaître entre amis.  Des artistes et des personnalités de toutes tendances  nous accompagneront.
La réalisatrice Coline SERREAU sera présente avec sa troupe de chanteurs et de comédiens.

Nous lancerons à cette occasion une pétition de soutien avec un collectif d’associations et plusieurs grandes O.N.G.

Le but est d’éviter que la plus importante coopérative agricole de France anéantisse mon entreprise, pionnière depuis  plus de 30 ans en Agriculture Biologique, et détruise  les emplois des 24 salariés qui y travaillent, tout en ruinant ma famille.

Je vous remercie de votre aide. Alleluia !

Philippe DESBROSSES.

Cf ma boite mail

MAJ: Voici plus d’info sur l’artefact via ecoregion

Au début des années 90, Philippe Desbrosses et la Ferme de Sainte-Marthe sont sollicités pour la création et le développement dune section Agriculture Biologique par le directeur de la coopérative des Agriculteurs de Loir-&-Cher « La FRANCIADE » .
Philippe Desbrosses, participe au recrutement par celle-ci dun ingénieur agronome unanimement apprécié dans les milieux professionnels bio et conventionnels. Grâce à cette collaboration, la Franciade obtient en novembre 1993 un contrat CEE sur 3 ans avec une enveloppe budgétaire de 812.571 écus pour un projet-pilote de démonstration en Agriculture Biologique.Ce projet communautaire sinscrit dans la politique de réforme des pratiques agricoles en faveur de lEnvironnement et bénéficie des dispositions de lArticle 19 qui soutient des actions pilotes pour la reconnaissance des méthodes de productions plus économes et plus respectueuses de lenvironnement et de la santé.Le programme attribué à la Coopérative Franciade sintitule : « Projet de démonstration concernant le développement intégré dune filière Agriculture Biologique ».La Sté. Civile (SCPAA) Ferme de Sainte-Marthe pionnière de cette démarche depuis 1969, est choisie contractuellement par la Coopérative pour assurer une partie des missions du programme.

Dans cette même période, (1992-97), la Coopérative qui est en butte à de graves difficultés financières, change de Président et le Conseil dAdministration embauche un nouveau Directeur Général puis déplace son siège social, elle change de statut et se transforme en fusionnant avec une autre coopérative concurrente. Elle change également de nom et devient LIGEA. Entre-temps le nouveau directeur de la coopérative, sous peine de bloquer le projet, exige du gérant de la Ferme de Sainte-Marthe, le17 janvier 1994, la signature dune convention dexécution des travaux avec caution solidaire et indivisible au cas ou la coopérative serait contrainte de rembourser les fonds communautaires.Cest ce qui sest passé du fait de sa gestion fautive du programme-pilote dont elle était entièrement responsable.

La série de transformations-fusions-mutations successives du Groupe Franciade, devenu en quelques années LIGEA, puis AGRALYS (1ère coopérative de France) perturbe le bon déroulement du programme communautaire A.B. Le contrat prend du retard et Ligéa, qui vient aux droits du Groupe Franciade, demande une prorogation à la C.E.E.. La vigilance de la Commission de Bruxelles est alertée par plusieurs irrégularités qui déclenchent trois audits successifs aux termes desquels, ne trouvant pas les réponses satisfaisantes, Bruxelles demande le remboursement des avances financières.

La coopérative, dans cette phase cruciale, na plus personne de compétent pour répondre ou pour négocier ; le responsable du programme étant en retraite et non remplacé.Elle demande à Philippe Desbrosses de suppléer à cette carence, et de répondre à toutes les injonctions de ladministration, alors que ce nest ni son rôle, ni sa responsabilité, ce quil ne peut faire normalement, nayant pas tous les éléments du dossier, ni la compétence juridique et administrative.Finalement la coopérative, dépassée par les évènements, décide de rembourser sans aucune négociation le contrat du projet de démonstration Agriculture Biologique et se retourne contre son prestataire de service, la Ferme de Sainte-Marthe, au titre de la caution solidaire signée en 1994 pour récupérer une partie des fonds.

Il faut savoir que dans cette période le Groupe Coopératif AGRALYS est lobjet dune plainte des douanes, devant les cours de justice Française et Européenne pour une affaire beaucoup plus grave de déclarations frauduleuses au détriment de la CEE et du FEOGA, portant sur un détournement denviron 13 millions de francs. Il semble que la coopérative ait préféré rembourser sans discuter le contrat A.B. pour ne pas alourdir son cas, sacrifiant du même coup les intérêts de la Ferme de Sainte-Marthe.La Cour dAppel dOrléans, contre toute attente, a donné raison à la Coopérative sur ce simple article de caution sans vouloir juger sur le fond et retenir la responsabilité de la Coopérative dans la gestion fautive du dossier.Ce en quoi, les avocats de la Cour de Cassation consultés nous ont déclaré que la Cour dAppel avait dénaturé la clause litigieuse et violé larticle 1134 du code civil

La Ferme de Sainte-Marthe sest donc pourvue en Cassation et, possédant des éléments nouveaux, a engagé une nouvelle procédure contre la coopérative Ligéa-Agralys pour gestion fautive devant le Tribunal de Grande Instance de Blois. Laffaire est inscrite pour être jugée le 18 juin prochain.Mais le jugement précédent est exécutoire et les huissiers réclament déjà avec les menaces de saisie-vente : 267.591,52 €.Ce qui mettra en péril lexistence de la Ferme de Sainte-Marthe et les ressources dune vingtaine de familles vivant de ses activités.

Nouveaux sites de covoiturage

Vous avez peut être remarqué que le blogguais un peu au ralenti ces temps-ci. Et bien c’est pour la bonne cause ! ou plutôt pour MA bonne cause !

Ecolutis a  eu la chance de signer un certain nombre de contrat récemment. Certains privés, dans le mileu bancaire, l’assurance et le milieu hospitalier. D’autres publics. Parmi eux certains seront lancés prochainements et d’autres sont déjà en ligne.

C’est le cas par exemple de www.covoiturage47.fr, ou covoiturage.poitou-charentes.fr  ou encore de nos deux plate-forme multi entreprises www.covoiturage-merignac.com et www.covoiturage-farman-pompelle.com.

Voilà pour les news !

Cetelem et Mon Crédit Responsable

Le mot “responsable” serait-il devenu la nouvelle tarte à la creme.

Cetelem lance http://www.moncreditresponsable.com un site d’info, non marchad, sur le crédit.
Si je n’ai rien à reprocher au site et à son contenu, je n’ai toujours pas compris pourquoi le mot “responsable” ?

J’en profite pour vous partager une experience. Il y a quelques années, je me suis renseigné pour un crédit automobile chez Cetelem. A ce moment précis, j’étais demandeur d’emploi. Le crédit que je souhaitais faire était d’une durée de 12 mois et j’avais la chance d’avoir des “revenus” assedic qui me permettaient sans problème de souscrire ce crédit. J’ai fait une simulation en indiquant ma situation et en demandant un crédit “joint” avec ma femme, qui elle même était tout à fait en mesure de prendre en charge ce crédit.

Réponse : Non !

Juste pour voir, j’ai refait la simulation, en proposant cette fois uniquement les revenus de ma femme, c’est à dire sans prendre en compte mes “revenus” assedic.

Réponse : Oui !

No comment

Concours Slow Attitude Ideo Laspid

Un petit communiqué de presse brut de pomme, juste parce que je les aime bien !

Fort du succès du concours nouvelle Urbanité organisé en janvier 2008, les marques de mode éthique Laspid et Ideo organisent conjointement du 15 janvier au 15 février 2009 un concours graphique sur le thème de la slow attitude.
Ouverts aux graphistes, illustrateurs, designers, ce concours visent à s’exprimer sur un thème fort de l’année 2009 : le slow !

Tout nous dit le contraire et pourtant réduire la cadence ne nous ferait pas de mal. Prendre le temps de partager, de se préparer un bon repas et de le savourer entre amis, bouquiner calé au fond d’un vieux café. Le slow c’est le retour aux bonnes choses, à la cuisine d’escargot, aux ballades champêtres ou urbaines, au consommer moins mais mieux, aux moments futiles mais ô combien nécessaires.

Le grand gagnant se verra offrir une dotation de 600 euros. Les finalistes recevront chacun un t-shirt d’une série limitée Laspid ou Ideo.

A l’issu du concours, les meilleures créations seront soumises aux votes des internautes. Le visuel ayant reçu le plus de votes sera choisi comme le grand gagnant et sera produit en série limitée disponible à la vente sur les boutiques des deux marques à partir de mai 2009.

Pour en savoir plus sur le concours : www.laspid.com

Herbe – On va voir les vaches ?

J’ai visionné hier le documentaire Herbe de Mathieu Levain et Olivier Porte qui traite des méthodes d’élevage bovin en france.

Le sujet est bien traité car si on devine le parti pris des réalisateurs, chaque personne est présentée avec respect.
On y découvre des éleveurs intensifs contraint de continuer car ils ont des batiments à rembourser et des éleveurs qui “font de l’herbe” qui semblent paisibles et qui gagnent autant d’argent !
On y voit des vaches qui mangent de l’herbe, ce qui n’est le cas que pour 20% de celles-ci.
On y parle de la PAC qui subventionne le mais et non le lait.
On y apprend que 15% des revenus des coopératives est tiré de la vente d’aliments pour le bétail soit la moitié du chiffre d’affaire généré par le lait lui-même.

Bande annonce !

Ce qui m’a le plus frappé dans ce reportage c’est ce que dise les eleveurs de leur métier.

Ceux qui font de l’herbe disent qu’ils bossent à mi-temps et son ravi de leur équilibre de vie et rajoutent “niveau revenu, on ne se plaint pas, y a plus malheureux que nous”.
Ceux qui sont en intensif sont eux aussi passionés par leur travail mais leur rythme est très différents et ils trouvent qu’ils ne sont pas justement rémunérés.

En conclusion, si vous voulez un bon bol d’herbe frais, je vous conseille ce reportage qui sortira sur les écrans le 18 février !

Verteego – Publier les engagements de votre entreprise en quelques clics

Cet article a été rédigé pour Ecolo Info.

J’ai tésté pour vous Verteego, un outil en ligne qui permet d’éditer un rapport de développement durable pour votre entreprise.

Le concept est séduisant, puisqu’en répondant à un panel de question vous pouvez rapidement présenter un document bien organisé qui montre votre engagement et vos actions.

J’ai donc joué le jeu des questions. A la fin j’ai eu le droit de créer un petit Widget que je peux afficher sur mon site et qui me permettra de communiquer et de diffuser ce rapport. Le voici !

View 's sustainability report on Verteego

Vous pouvez donc cliquer sur l’image pour voir notre rapport en version web ou version pdf. Le rapport est uniquement environnemental car je n’avais pas vu que Verteego couvrait aussi les thèmes de la gouvernance, de l’implication dans l’environnement local, de la sécurité, de la santé…. En fait, la version gratuite offre une limitation excessive à mon sens, elle ne permet pas de modifier les thèmes choisis. Or, il est difficile de savoir exactement les sujets qui vont être traiter dans les questionnaires. Je me suis fait pieger en choisissant trop vite. Je trouve l’outil génial, sincèrement. J’ai particulièrement apprécié:

  • La diversité des thèmes abordés (même si je n’ai pas pu en profiter pour cause de version d’essai…). Je pense que cette diversité a même un rôle de sensibilisation fort pour les chefs d’entreprise ” ah bon ? Je peux aussi faire des efforts dans ce domaine ?”.
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  • La notation par rapport à un secteur, à son pays, à toutes les entreprises clientes de verteego.

    Cette notation est loin d’être objective mais elle amène une petite envie de compétition qui pousse au progrès !  

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  • La simplicité d’utilisation, l’outil est incroyablement simple et efficace. Le rapport produit est clair et très intéressant, impressionant.
Fonctionnellement il me manque une chose : la possibilité d’ajouter des actions non listées.
Par exemple dans les transports, on parle de transport en commun, de covoiturage, mais pas du tout de télétravail ou de visio conférence. On peut certes déposer des commentaires, mais ils n’ont pas la même portée qu’une jolie coche verte !
Verteego pourrait proposer de créer de nouvelles actions et suivre régulièrement les nouvelles créations, afin d’éventuellement les ajouter au modèle de base.

Une autre chose fantastique serait de pouvoir entamer un dialogue avec les parties prenantes. Par exemple un client pourrait lire le rapport et nous demander “Qui est votre fournisseur de fruit bio ? ça m’intéresse !”. A l’inverse notre rapport pourrait présenter les endroits ou nous souhaitons nous améliorer et nos partenaires pourraient nous aider ” Au sujet de votre réflexion sur la compensation carbone de vos serveurs informatiques, je connais une entreprise qui pourrait vous aider”.

En revanche, il y a un frein important pour moi :La langue ! Tout est en anglais, pas de problème pour nous, mais pour nos clients, c’est tout simplement inutilisable…

Vivement la version française et longue vie à Verteego, un des pionners du développement durable 2.0 !
 

Paré à virer ?

“Paré à virer ?” Si vous avez déjà fait du dériveur ou du cata, vous avez surement entendu cette phrase.

Si vous répondez non à cette question alors le barreur ne poussera pas la barre pour que le navire change de cap.

“Parfois le paré à virer” est un peu pressent, on n’a pas trop le choix, il se transforme en “paré à virer, on vire ! ” sans attendre la réponse, le barreur pousse la barre. L’équipier guette alors le bon moment pour lacher son foc tout en plongeant sur l’autre bord. Si il n’attend pas assez, son foc se mettra peut etre à contre, si il attend trop, il risque de passer par dessus bord ! 
A peine arrivé il borde son écoute avant que le vent ne s’engouffre dedans. Si il attend une seconde de trop il n’arrivera peut être à bien régler sa voile et l’effort à fournir sera bien plus important, entre temps, le bateau ne pourra pas naviguer au plus près.

Pendant ce temps, le barreur règle le cap avec détermination, mais tout en observant son équipier. Il fait comme si tout allait fonctionner à merveille, mais il doit se tenir près pour abattre à nouveau ou choquer sa grand voile au cas on son équipier est “en péril”. Au moment on son équipier est fin près il borde alors franchement sa grand voile, faisant giter le bateau et permettant à l’équipier de se remettre au trapèze.

Le bateau a alors changé de cap, et les deux protagonistes se font plaisir, lachant souvent un “yeepeee !” de satisfaction collective.

++ http://www.thebigask.be/fr/

Il m'arrive de n'être qu'un chasseur

Dans le boulot, il y a toujours un moment ou l’on s’ennuie. Ou tout au moins ou ce que nous avons à faire ne nous excite pas follement.
Je ne sais pas pour quelle raison, ma perception de ce moment à nettement évoluée depuis que je suis entrepreneur puis que je suis devenu papa.

Auparavant, il m’arrivait de dire “je m’ennuie, ça me saoule, qu’est ce que je fous là”. J’ajoutais soit”je pourrais gagner plus ailleurs avec un boulot plus excitant”, ou bien “vu comme je m’ennuie, je ferais mieux de faire un boulot moins prenant et rentrer plus tôt le soir. Tans pis si je gagne moins”.

Aujourd’hui, ma perception de ces moments là est différente. Probablement parce que je sais au fond de moi que j’ai trouvé un équilibre de vie très satisfaisant et que pour rien au monde je serais près à le laisser filer. Dès lors,  quand ce n’est plus l’adrénaline ou l’excitation qui me booste, je me transforme en chasseur. Quand je dois trouver les ressources en moi pour quitter ma famille pendant 3 jours afin de présenter  mon produit, je me transforme en chasseur. Chasseur, celui qui se lève à l’aube pour aller chercher le gibier. Celui qui voit loin et qui reste concentré. Celui qui se dit “si tu ne fais pas ce que tu dois faire aujourd’hui, tu ne pourras peut être pas nourrir ta famille demain”.

camp
J’aime bien être chasseur de temps en temps. ça me ramène à la réalité. Car aussi passionnant que soit mes projets, soyons clairs, je crois que je préfèrerais passer mes journées à faire des projets avec ma famille et mes amis. Là tout de suite, ça m’aurait bien dit de passer la semaine sur un bateau à Copenhague par exemple !

Etre chasseur, pour moi ce n’est pas avoir les dents longues ou bouffer tout ce qui bouge. Je suis chasseur, pas la bête du gévaudan.

Etre chasseur, c’est rester focus, là tout de suite, pour une journée, une semaine. Pour qu’à mon retour, je puisse rapporter mon gibier au bureau: Un beau contrat, autour duquel nous festoierons avec les collègues, et dont nous rapporterons les plus belles pièces dans nos foyers pour nourrir nos familles.

Cette semaine, 7 jours après la naissance de mon deuxième enfant, je passe en mode chasseur, et je parcours la France.